
Lorsqu’on parle de marathon, un sujet revient presque systématiquement dans les discussions entre coureurs : le fameux mur, souvent situé autour du 32ᵉ kilomètre. Même les coureurs bien préparés appréhendent ce moment, décrit comme une chute soudaine d’énergie, une lourdeur extrême dans les jambes et une impression que le corps ne répond plus. À l’approche d’un événement comme le Marathon Ptit Train du Nord, comprendre ce qu’est réellement ce mur et comment le prévenir peut faire toute la différence entre subir la fin de course ou la gérer avec confiance.
Le mur n’est pas un mythe ni une faiblesse mentale. Il s’agit d’un phénomène physiologique bien réel, principalement lié à l’épuisement des réserves de glycogène, la principale source d’énergie utilisée par les muscles lors d’un effort prolongé. Le corps doit alors se tourner vers les graisses comme source d’énergie, un processus plus lent qui entraîne une baisse marquée de la vitesse et une sensation de fatigue intense. La fatigue musculaire s’accumule, la déshydratation peut s’installer et les microtraumatismes liés à l’impact répétitif se font sentir. Ce n’est donc pas un hasard, mais plutôt le résultat d’un équilibre fragile entre l’effort fourni et les capacités du corps à y répondre.

La meilleure façon de limiter l’impact du mur commence bien avant le jour de la course. Les sorties longues permettent au corps de s’adapter à l’effort prolongé et d’améliorer l’utilisation des graisses comme source d’énergie. En s’entraînant progressivement à courir plus longtemps, le coureur apprend à économiser ses réserves de glycogène et à maintenir une allure plus stable sur la durée. Tester l’alimentation et l’hydratation durant ces sorties est également essentiel pour éviter les mauvaises surprises le jour du marathon.
Il est tentant de vouloir maintenir une allure rapide au départ d’une course de longue distance avec une ambiance comme celle du Marathon Ptit Train du Nord. Cette erreur coûte cher plus tard dans la course, lorsque le corps peine à suivre le rythme imposé en début de parcours. Une gestion intelligente de l’allure, particulièrement dans les premiers kilomètres, permet de conserver de l’énergie pour la fin à l’approche de Saint-Jérôme!
La fatigue liée au mur n’est pas seulement énergétique. Une mobilité réduite, des tensions musculaires ou des déséquilibres peuvent accentuer cette perte d’efficacité. Optimiser la mobilité et la qualité du mouvement permet de courir de façon plus économique, ce qui aide à préserver l’énergie sur l’ensemble du marathon. Le chiropraticien peut jouer un rôle complémentaire en améliorant la mobilité articulaire et la coordination neuromusculaire, contribuant ainsi à une foulée plus fluide même en fin de course.
Le mur comporte aussi une dimension mentale. La fatigue physique influence la perception de l’effort et peut provoquer une baisse de motivation. Se préparer mentalement à ce moment, savoir qu’il peut survenir et disposer de stratégies pour y faire face aide à mieux le gérer. Fractionner la distance restante, se concentrer sur la respiration ou sur la régularité de l’allure sont autant de moyens de traverser cette phase difficile.
Laurentides-Québec-Canada
35km au nord de Montréal